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Imprimante 3D : la machine à coudre du futur ?

By : Jeanne 0 Comments

L’impression 3D a été inventée en 1983 par un certain Charles Chuck Hull et le mondial de l’impression 3D de textiles fêtera bientôt ses 10 ans. Il est donc temps de se pencher sérieusement sur ce que l’impression 3D peut apporter à la couture.

Danit Peleg : Comment j’ai imprimé une mini-collection de 5 vêtements de chez moi

La théorie est belle. Avec la démocratisation des imprimantes 3D, chacun va pourvoir imaginer, imprimer et assembler ses vêtements. C’est ce qu’a fait Danit Peleg, une jeune étudiante en stylisme israélienne qui a imprimé une mini-collection de 5 vêtements de chez elle

En pratique les systèmes d’impression 3D ne produisent pas encore de tissus, mais des « matières ». Ces matières intéressent surtout l’industrie, l’armée où la recherche à cause des propriétés inédites offertes par les nouvelles fibres synthétiques : par exemple, la possibilité de créer un exosquelette souple ou de fabriquer un vêtement capable de mesurer l’intensité de l’activité musculaire. C’est ce que l’on appelle le wearable tech ou la tech à porter.

Le Wearable Tech

La robe synapse d’Anouk Wiprecht est un exemple de mode wearable tech. Elle est imprimée en polyuréthane et utilise le courant électrique du corps pour illuminer les leds intégrés. Ce modèle est sans doute au vêtement 3D ce que le phonographe est au MP3 (un lointain précurseur), mais il permet quand même de se faire une idée.

Pendant que les chercheurs de tous poils s’enthousiasment, les créateurs de vêtements eux restent dubitatifs face aux aspects visuels et tactiles de ces nouvelles matières. On se retrouve devant un paradoxe de l’oeuf et de poule. Sans demande des créateurs, les fabricants d’imprimantes ont peu de raison d’investir dans le développement de matériaux qui imiteraient le tissu à la perfection. Mais sans imprimantes performantes, les créateurs ne voient pas l’intérêt d’utiliser ces étranges matières.

La mode 3D est donc, pour l’instant, accaparée par les créateurs avant-gardistes. Cela va du bikini 3D de Continuum à la robe haute couture de la styliste Iris Herpen.

Comment fonctionne l'impression 3D d'un vêtement ?

Ci dessus: Robe Voltage d’Iris Van Herpen en collaboration avec Julia Koemer sur une impression 3D de Materialise

Sans oublier la collaboration entre le distributeur d’objets 3D Shapeways et les créateurs Francis Bitonti et Michael Schmidt pour produire la spectaculaire robe de l’icône de la scène burlesque, Dita Von Teese.

Les créations sont magnifiques mais relativement rigides et difficiles à porter. Elles appartiennent clairement de la catégorie Art et Essai. Elles ont l’avantage de produire de belles images et de faire parler de leurs auteurs.

Alors qu’en sera-t-il de l’avenir du vêtement 3D ? Eh bien, il semble que deux courants majeurs vont coexister.

Réalistes ou Utopistes: choisissez votre camp

Le premier courant est celui des « réalistes » qui cherchent à imiter au mieux les propriétés des tissus traditionnels. Une des initiatives les plus prometteuses dans ce domaine est le fait d’une start-up Californienne qui développe une imprimante 3D de « vrai » tissus. La machine, appelée l’électroloom, fonctionne actuellement avec un mélange de polyester et de coton, mais d’autres tissus sont testés.

patterns_united_3d_imprimer_vetement

Générer un vêtement ex nihilo. Comment ça marche ?

1. Vous dessinez un modèle avec un logiciel de CAO (Conception Assistée par Ordinateur) et en faites un gabarit.

2. Vous placez le gabarit dans l’imprimante 3D spéciale appelée l’électroloom et vous lancez l’impression. Une solution spéciale de nanofibres est pulvérisée sur le gabarit sur lequel elle forme des plaques. Le tissu est donc littéralement créé ex nihilo

  1. Une fois l’impression finie, retirez le vêtement de l’imprimante. Résultat : un vêtement sans couture que l’on peut draper, plisser et travailler comme un tissu traditionnel.

Le second courant est celui des « utopistes » qui utilisent la 3D pour transformer les fantaisies les plus improbables en réalité. L’exemple le plus aboutie est le tissu à pulvériser, le Fabrican, inventé par le Dr Manel Torres du College Imperial de Londres.patterns_united_3d_vetement_pulverise

Loin de vouloir simplement imiter l’aspect d’un textile traditionnel, le tissu créé par pulvérisation est très … exotique. Par exemple, il est stérile et pourrait servir de bandage. Il peut aussi être durci et utilisé comme emplâtre pour une fracture. Enfin sa capacité à absorber l’huile pourrait le rendre utile pour aider à nettoyer les marées noires !patterns_united_3d_vetement_pulverise_2

L’avenir du textile 3D n’est sans doute pas dans l’imitation de tissus dont nous sommes très satisfaites et qui sont en général bon marché. Il appartiendra plutôt à ceux qui profitent de la nouveauté du procédé pour inventer des propositions qui n’existent pas encore.

Par exemple, en nous apportant des textures nouvelles. Le néoprène doit son succès à sa consistance épaisse et unique. Il aurait indigné nos grands-mères, mais nous, on adore.

 

L’autre piste est de nous faciliter la vie. Par exemple, on pourrait régler le problème de la mise à la taille des patrons une bonne fois pour toute comme le décrit la styliste Iris Herpen en imaginant un scanner corporel qui prendrait nos mesures, se connecterait à un modèle de patron et ajusterait automatiquement ce modèle aux formes du corps avant d’imprimer les formes des pièces du patron, ou pourquoi pas le vêtement lui-même pour les plus paresseuses.En attendant, les stars de la pop s’amusent déjà avec des costumes utilisant la lumière noire.

 

Et vous qu’en pensez-vous ? Quelqu’un a t-il déjà essayé l’impression 3D ?

 

Crédits

http:// www.Electroloom.com

http://danitpeleg.com/3d-printing-fashion-process/

http://www.fabricanltd.com

Deezeen

Categories: Actu

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